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Le porc Noir de Bigorre et le Jambon Noir de Bigorre obtiennent l’AOC !

Crédit Photo : Saveur des Pyrénées

Pourquoi c’est une bonne nouvelle ?

Stéphane Tibolla de la société Le Porc Noir (1) explique :

«L’obtention des deux AOC constitue pour la filière, la reconnaissance officielle des qualités particulières du jambon et de la viande issus du Porc Noir de Bigorre ; ces qualités étant intrinsèquement liées avec le mode d’élevage dans son terroir d’origine et avec les savoir-faire des éleveurs et des artisans qui élèvent les porcs et les transforment. Le Porc Noir de Bigorre représente un véritable patrimoine, le fruit d’un écosystème qui relie l’animal, le milieu naturel et l’homme, depuis des siècles.

C’est également une étape fondamentale qui consacre le travail de sauvegarde du Porc Noir de Bigorre, une race autochtone en voie d’extinction en 1981 et la pertinence de la démarche de développement, basée sur les qualités gustatives de sa viande et de son gras. »

Et quelles qualités gustatives !

Crédit photo : Société Le Porc Noir

Le Jambon Noir de Bigorre, Sentinelle du Goût Slow Food, est LE jambon d’exception français dont tous les gourmets de France et de Bigorre (pardon à la Navarre !) ont forcément entendu parler et auquel ils ont déjà goûté pour les plus chanceux d’entre eux !

Ce n’est pas encore votre cas ? Alors, voici, rien que pour vous, une petite séance de rattrapage :

Sa chair est finement persillée et légèrement brillante ; au nez, les arômes sont dits « toastés » (famille des empyreumatiques). En bouche, ce sont les fruits secs et en particulier la noisette qui dominent.

Avant d’arriver sur votre table, il aura reçu un salage doux au sel des salines du Bassin de l’Adour et il aura été affiné longuement (de 20 à 24 mois), ce qui lui confère un moëlleux et une longue en bouche incomparables.

En amont, le porc Noir de Bigorre est élevé en plein air. Il se nourrit facilement dans les sous-bois et au pâturage. Son régime se compose de seigle, d’orge et en saison, d’herbe, de glands et de châtaignes dont il raffole. Grâce à l’herbe que consomme le cochon (qui agit comme un puissant anti-oxydant) et grâce à un affinage sous une épaisse couche de couenne bien à l’abri de l’air, le gras du jambon Noir de Bigorre est une gourmandise à lui tout seul très recherchée par les amateurs !

Bon appétit !

Agnès Poujol Hardy

Les producteurs du Consortium du Noir de Bigorre - Crédit photo : Société Le Porc Noir

Découvrir le travail des producteurs de Noir de Bigorre, « Seigneur du Padouen »

Acheter du Jambon de Porc Noir de Bigorre « Seigneur du Padouen »

En savoir plus sur les appellations d’origine contrôlée et protégée (AOC / AOP)

(1) La société Le Porc Noir a pour objet la commercialisation des produits de découpe issus des porcs des éleveurs rassemblés au sein du Consortium du Noir de Bigorre. Elle est l’«outil de développement économique » de la filière. Elle commercialise les produits sous la marque « Seigneur du Padouen ».

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Mes farçous auvergnats aux cardes du potager des Daïsses

De retour dans le Cantal !

Mon escapade de début juillet m’ayant laissé un goût de trop peu, j’ai embarqué toute ma petite famille dans le Cantal pour nos vacances d’été.

Mes lieux de villégiature sont toujours pour moi l’occasion d’aller à la rencontre de la gastronomie locale. Si en plus, j’ai l’occasion de cuisiner un plat du cru avec des produits locaux cultivés avec beaucoup d’amour et sans engrais ni pesticides par de petits producteurs, alors là, alors là… !

Les légumes du Potager des Daïsses à Vic sur Cère (Cantal) - Crédit photo : Agnès Poujol Hardy pour le Goût est dans le pré

Vendredi dernier, marché de Vic sur Cère, je tombe sur Adrien et Marine, deux jeunes maraîchers qui produisent sur place des légumes et plantes aromatiques. Leur étal est un régal pour les yeux. Les légumes sont biscornus, un bon point de départ, d’une grande fraîcheur et très appétissants. Parmi eux, les cardes (ou encore bettes ou blettes) me font de l’oeil. Je cuisinerais bien un pounti mais je n’ai pas de four. Qu’à cela ne tienne, Adrien me suggère de cuisiner des farçous auvergnats et me donne sa recette !

Adrien et Marine du Potager des Daïsses au marché de Vic sur Cère - Crédit Photo : Agnès Poujol Hardy pour le Goût est dans le pré

Adrien et Marine du Potager des Daïsses au marché de Vic sur Cère (Cantal) - Crédit photo : Agnès Poujol Hardy pour le Goût est dans le pré

De retour à mon camp de base, pluie continue dehors, j’embauche sans problème deux de mes loulous pour préparer tous les ingrédients indiqués par Adrien auxquels j’ajoute un peu de poitrine fumée et de chair à saucisse pour faire de ces farçous le plat unique du jour.

Voici ma recette pour une douzaine de farçous :

Ingrédients :

Cardes et ail du Potager des Daïsses à Vic sur Cère - Crédit photo : Agnès Poujol Hardy pour le Goût est dans le pré

Le vert coupé menu au couteau de 6 à 8 cardes préalablement blanchies dans de l’eau bouillante salée, un oignon paille ou demi-oignon émincé, deux belles gousses d’ail émincées, un quignon de pain rassi trempé dans du lait, 50 g de lard fumé coupé au couteau (j’ai utilisé celui de la maison Bénech à Carlat qui est présente sur les marchés d’Aurillac et de Vic sur Cère et qui a l’insigne honneur d’être sélectionnée par Jean-Luc Petitrenaud  dans son guide du casse-croûte), 100 g de chair à saucisse (même maison), 4 oeufs entiers, 1 cuillère à soupe de farine.

NB : choisissez autant que possible des produits Bio ; c’est bon pour votre santé et bon pour la planète…

Recette :

Farçou auvergnat au couteau - Crédit photo : Agnès Poujol Hardy pour le Goût est dans le pré

C’est très simple, il suffit de bien mélanger dans une jatte l’ensemble des ingrédients ci-dessus en terminant par les oeufs et la farine. Personnellement, je mélange « aux doigts » parce que ça me rappelle avec bonheur la préparation des tomates farcies de ma grand-mère maternelle… Les plus délicats d’entre vous peuvent bien sûr mélanger le tout à l’aide d’une fourchette !

Les farçous mis à frire - Crédit photo : Agnès Poujol Hardy pour le Goût est dans le pré

Dans le fond d’une cocotte, faire chauffer sur feu vif de l’huile de tournesol qui supporte mieux que l’huile d’olive les montées en température. Lorsque l’huile est très chaude, prélever la valeur d’une grosse cuillère à soupe de la préparation, la déposer délicatement dans l’huile, patienter 40 secondes environ et retourner le farçou à l’aide d’une spatule. 40 secondes de l’autre côté, un petit tour dans une assiette recouverte d’un papier de cuisine pour absorber l’excédent d’huile et le tour est joué !

A propos du temps de cuisson : interdiction de s’en aller faire un tour pendant la cuisson. Gardez un oeil sur la coloration. Dès que l’ensemble blondit, il est temps de penser à retourner le farçou puis de le sortir. Pas assez cuit, ce serait indigeste, trop cuit, quel dommage !

Le résultat ?

Très gourmand, je me suis régalée ! Coupés au couteau, les ingrédients offrent une belle consistance. L’objectif du plat unique a été atteint sans problème !

Bravo Adrien et Marine pour la qualité de vos produits et mille mercis pour la gentillesse de votre accueil !

Bel été à vous !

Agnès Poujol Hardy

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Comme un goût d’absolu…

Un écrin dans un écrin…

Début du mois de juillet, après de longs mois de travail sans trêve, je prends quelques jours de repos pour me ressourcer. Direction le Cantal en Auvergne. Lorsque je quitte l’autoroute au sud d’Issoire en ce début d’après-midi, le thermomètre frôle les 40 degrés.

Quelques dizaines de kilomètres plus loin, plus de réseau. Je poursuis mon trajet « à l’ancienne », à l’aide de mon intuition et de rares panneaux. La route dessine un joli ruban entre collines et pins sylvestres. Je reconnais les fleurs roses hautes sur tige que l’on trouve en montagne à cette altitude. Déjà, j’ai ralenti mon allure, je veux goûter les instants qui me séparent de mon arrivée au Lac du Pêcher, classé Espace Naturel Sensible au coeur du Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne, autant dire un écrin dans un écrin…

Et justement, le voici, au détour d’un virage. Il m’apparaît dans toute sa beauté. Sa surface est plissée par un fort vent chaud. L’eau m’appelle. Je m’arrête donc un moment pour admirer cette étendue d’eau posée au milieu d’un vaste espace de collines et de pins avec pour horizon les monts du Cantal. Au loin, j’entends les cloches de vaches qui paissent à leur rythme indolent. De l’autre côté de la rive, je découvre l’écolodge «Instants d’Absolu » aux allures de refuge de montagne.

Lumineuse et chaleureuse, Laurence Costa m’accueille. Laurence entre en contact avec une joyeuse facilité. Après seulement quelques minutes, j’ai l’impression de la connaître depuis toujours. Qui sait ?!

Un peu plus tard, je rencontre Daniel Siegel qui s’y connaît aussi pour qu’on se sente aux petits oignons… Mieux que les petits oignons, il y a les petits oignons confits ! Voilà comment on se sent chez Daniel et Laurence, choyé, dorloté, chouchouté.

L’endroit est une très vieille ferme magnifiquement restaurée ; la décoration suggère subtilement l’esprit des lodges africains. Le calme y est absolu, de jour comme de nuit, rien ne vient troubler l’infinie tranquillité du lieu.

Le lieu, justement, parlons-en. Il m’apparaît comme « chargé » d’une énergie particulière. A quoi cela tient-il ? Mystère… Je pourrais évoquer le lac qui fut une étape sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Je pourrais évoquer la forêt de la Pinatelle aux multiples visages, fraîche et silencieuse au petit matin avec son parterre de mousse, bruissante de la vie qu’elle abrite en fin d’après-midi : insectes et grenouilles offrent un concert étonnant. Je pourrais aussi vous parler de la biche que je croisai lors d’une promenade solitaire… ou encore des papillons et des libellules qui dansent au bord des chemins et de la voie lactée qui traverse le ciel nocturne comme un délicat foulard de soie…

Tout cela dit un peu de l’endroit et en même temps, il ne m’a pas livré tous ses mystères, histoire que j’y revienne un jour sûrement…

…Et une cuisine complètement « slow food »

En cuisine, Sébastien et Caroline travaillent les produits du cru. Les herbes et fleurs du pourtour du lac sont présents partout dans leur cuisine qui se révèle jour après jour inventive, savoureuse, légère et tellement vivante !

Pour reconnaître une cuisine qui vaut vraiment le détour, je me fie à la mémoire de mes sens. Elle se trompe rarement. Faites l’essai vous-même, fermez les yeux et voyez quels souvenirs de cuisine vous reviennent. Etonnant, n’est-ce pas ?

De ce séjour, je garderai le souvenir de surprenants falafels à la lentille blonde de Saint-Flour (Sentinelle du Goût Slow Food) et de la purée de pois chiches qui l’accompagnait, d’une soupe froide au concombre et aux herbes incroyablement gourmande, d’un gazpacho de tomates et fraises au basilic qui renversa mes papilles, d’un artichaut à se damner avec sa robe d’écailles croustillantes et son cœur fondant aux épinards et au fromage, d’un biscuit à la pistache et sa crème glacée aux amandes, d’un duo de crèmes brûlées, l’une au safran, l’autre à l’essence de pin sylvestre…  Oh la la…

Voilà, je vous recommande donc chaleureusement cet endroit pour toutes les raisons évoquées ci-dessus et bien d’autres encore que vous découvrirez en faisant vous-même le voyage…

Je vous souhaite un bel et bon été !

Agnès Poujol Hardy

Ecolodge et Restaurant « Instants d’Absolu » à Chavagnac (15300) – Laurence Costa et Daniel Siegel

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De la taille de la vigne à l’embouteillage du vin, les grandes étapes de la vinification !

La maison des vins de Cheverny a eu la bonne idée de réaliser une courte animation pour expliquer les grandes étapes de la vinification.

Débourrement, ébourgeonnage, nouaison, véraison, fermentation alcoolique et malolactique… autant de vocabulaire utilisé par les vignerons mal connu du grand public. Expliquer chacune de ces étapes pourrait prendre des heures. Il s’agit donc bien sûr d’un survol mais j’ai trouvé cette vidéo très pédagogique. La voici !

Agnès Poujol-Hardy

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Pour une année 2014 pleine de Goût !

Dans le mot « Goût », il y a du sens, celui qui aiguise nos papilles !

Il y a des saveurs, par centaines !

Il y a des envies de partage !

Et il y a du plaisir à l’infini !

Ce mot-là nous met de plain pied dans la vie !

Je vous souhaite donc une vie pleine de goût pour 2014 !

Agnès Poujol-Hardy

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2013, Odyssée de l’Espoir !

Crise économique et financière ici, crise écologique là, les médias nous abreuvent de leurs prévisions catastrophiques pour 2013, toutes plus  inquiétantes les unes que les autres. Nul besoin de vous les rappeler. Pendant ce temps, les grands de l’industrie agrochimique et des biotechnologies végétales (1) poursuivent cyniquement leur œuvre de « fabrication du doute » selon l’expression de l’épidémiologiste américain David Michaels (je vous invite à lire à ce sujet l’article édifiant de la journaliste d’investigation Marie-Monique Robin : « Diane Forsythe ou comment l’industrie des pesticides fabrique le doute »). Tout cela avec la complicité des agences de sécurité sanitaire nationales et européenne sensées protéger notre santé… Vers où nous tourner en ce début d’année 2013 pour retrouver un peu d’espoir ?

Photo Copyright le Goût est dans le pré

Rappelons-nous déjà que le pot de terre a remporté quelques batailles en 2012 !

Rappelez-vous, la responsabilité de Monsanto en France et d’anciens hauts responsables d’Eternit en Italie a été reconnue en justice, respectivement dans un cas d’empoisonnement aux pesticides (le cas de l’agriculteur Paul François) et dans 3000 cas de décès dûs à l’amiante  (voir mon article de février 2012 « Match Pot de Terre / Pot de Fer : le Pot de Terre l’emporte par 2 à 0 »).

C’est en 2012 également que le CRIIGEN a révélé les résultats d’une étude qui démontre la nocivité des OGM et/ou pesticides à long terme, étude dont Jean-Paul Jaud rend compte dans son dernier film « Tous Cobayes ? » encore à l’affiche un peu partout en France (voir ici les programmations).

Tandis que de nombreuses critiques auxquelles on pouvait naturellement s’attendre ont bénéficié cet automne d’une large couverture médiatique (je vous invite à lire à ce sujet cet autre article de Marie-Monique Robin : « De Chapela à Séralini: comment AgBioWorld détruit la réputation de scientifiques indépendants »), le CRIIGEN et son équipe de recherche dirigée par le professeur Gilles-Eric Séralini se sont réjouis en ce début d’année 2013 d’avoir reçu le soutien et les critiques dites positives de plus de 300 scientifiques de par le monde (provenant de 33 pays différents et des cinq continents).

Le CRIIGEN s’est réjoui également du fait que l’ANSES a reconnu d’une part la nécessité de tests à long terme pour les OGM et d’autre part la sous-évaluation des pesticides. Lire à ce sujet l’article d’Actu-Environnement :  » Etude Séralini : l’Efsa publie les données relatives à l’évaluation des risques du NK 603 « .

Ouf ! Quelle bouffée d’oxygène ! Enfin de bonnes nouvelles dont en entend pourtant à peine parler ! Parmi d’autres heureusement, mon point n’est pas de dresser ici un bilan exhaustif.

Et si on fabriquait de l’espoir en 2013 ?

Gandhi nous a laissé des phrases magnifiquement inspirantes. J’aime particulièrement celle-ci : « La vraie démocratie ne viendra pas de la prise de pouvoir par quelques-uns, mais du pouvoir que tous auront de s’opposer aux abus de pouvoir. » Et aussi celle-là, plus connue : « Soyez vous-même le changement que vous voudriez voir dans le monde ». Je remercie ici Christophe Chénebault qui a fait un travail de recherche de phrases inspirantes énoncées par de grands hommes et femmes et que vous pouvez retrouver sur son site Impliquez-vous.

Mon sentiment est que ces deux phrases mises bout à bout se parent / s’emparent d’une force  nouvelle. Je crois profondément que nous avons le pouvoir de changer le monde en choisissant attentivement le contenu de notre assiette. Quelle autre action que des milliards d’humains accomplissent chaque jour, au moins pour les plus chanceux d’entre nous, a autant d’impact sur l’état de notre planète ? C’est vertigineux quand on y pense vraiment !

Comment s’y prendre ?

Comme disait Coluche avec son bon sens détonnant : « Quand on pense qu’il suffirait que les gens n’en achètent plus pour que ça ne se vende pas ! »

Et oui ! Remplaçons le plus souvent possible les produits issus de l’industrie agro-alimentaire et de l’agriculture intensive, toutes deux pourvoyeuses à la fois de produits phytosanitaires (engrais, pesticides), nocifs non seulement pour nos agriculteurs mais bien sûr pour nous en bout de chaîne, et de perte de biodiversité.

A la place, faisons la part belle aux produits frais et de saison, le moins transformés possible, achetés en direct ou en circuit court (un intermédiaire maximum) à de petits producteurs engagés dans l’agriculture biologique et/ou favorisant la biodiversité.

Adhérons ou créons une AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) !

Cultivons notre jardin, quand bien même nous n’avons qu’un petit carré de terre à la fenêtre ! Disposer d’herbes aromatiques fraîchement coupées ou de tomates cerises en saison décuplera notre plaisir à les cuisiner et à les manger !

Contrairement à ce que le pot de fer incarné par les grands de l’industrie agro-chimique ont intérêt à nous faire croire grâce à une désinformation érigée en système, soyons convaincus, enfin, que l’agro-écologie et l’agro-foresterie sont une solution sérieuse à l’échelle de la planète pour résoudre la crise alimentaire. Je vous invite à ce sujet à voir ou revoir « Les moissons du futur », un film passionnant de Marie-Monique Robin (encore elle !) diffusé sur Arte en octobre dernier. De l’Allemagne au Mexique en passant par la France et plusieurs pays d’Afrique (Sénégal, Ghana, Kenya), elle y montre les réussites d’hommes et de femmes qui ont fait le choix de techniques de culture alternatives à l’agriculture intensive, des techniques qui ont toutes en commun de ne pas recourir aux produits phytosanitaires et autres OGM des grandes corporations de l’industrie agro-chimique… De l’espoir, je vous dis !

Je vous souhaite une année 2013 savoureuse et gourmande bien sûr mais surtout pleine d’espoir !

Agnès Poujol-Hardy

(1)    Un bien joli terme qui recouvre notamment les techniques de développement des Organismes Génétiquement Modifiés.

Mis à jour le 15 janvier 2013

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Terra Madre 2012, cinquième mot-clé : la TERRE !

Carlos Vanegas Valdebenito est Directeur Régional du CET (Centre pour l’Education et les Technologies) sur l’île de Chiloé au Chili (1). Il plaide pour une utilisation de nos connaissances qui soit bénéfique pour chacun d’entre nous et pour la TERRE, le cinquième mot-clé de  Terra Madre 2012.

Carlos Vanegas Valdebenito, Photo Copyright Eventolive

“The earth has always been violated, misused and mistreated but the voice of the earth never stops talking to us with passion. We love our earth, it’s the only thing that truly exists, producing baskets of sacred food that end up on tables of the world. The earth can be a huge wonderful garden, where we harvest the ideas of human knowledge. With respect, determination and creativity, this immense knowledge can ensure the earth offers not only the daily bread, but gives rise to dignity, freedom, quality, joy, for all living creatures.”

De tout temps, la Terre a été violée, utilisée n’importe comment et maltraitée. Mais la Terre ne s’arrête jamais de nous parler et avec passion. Nous aimons notre terre, c’est bien la seule chose qui ait une existence réelle, elle qui remplit nos paniers de nourritures sacrées que l’on retrouve sur les tables du monde entier. La Terre peut être un immense et merveilleux jardin où récolter les fruits de la connaissance humaine. Avec du respect, de la détermination et de la créativité, nous pouvons utiliser cette immense somme de connaissances afin que  la Terre non seulement nous offre notre pain quotidien mais afin également qu’elle donne naissance, pour toute créature vivante, à la dignité, à la liberté, à une vraie qualité de vie, ainsi qu’ à  la joie.

Traduction et adaptation : Agnès Poujol-Hardy, tous droits réservés.

Découvrez les autres mots-clés de Terra-madre 2012 :

Dans notre prochain post, il sera question de GACHIS.

(1) Carlos Vanegas Valdebenito est également le chef de la délégation de Chiloé qui participe au projet « Les chemins de l’excellence : un voyage à travers les territoires pour apprendre à connaître produits et protagonistes », un partenariat entre Slow Food et le programme « DTR-IC » du « RIMISP« , le Centre Latino-Américain pour le Développement Rural. A travers le travail des communautés locales d’agriculteurs et de pêcheurs représentés par la Délégation, l’île de Chiloé s’est vue attribuée par la FAO, le 9 octobre dernier, le statut de « Système d’Héritage Agricole Globalement Important » pour ses efforts en vue de maintenir et de protéger la biodiversité unique de Chiloé.

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Terra Madre 2012, quatrième mot-clé : le RESEAU !

Edward Mukiibi de Slow Food Mukono (Uganda) et Coordinateur du projet « Mille jardins potagers en Afrique » nous dit pourquoi être en RESEAU, le quatrième mot-clé de  Terra Madre 2012, est important.

Edward Mukiibi, Photo Copyright Eventolive

“Today we are here as one big family to celebrate what was started 20 years ago. What we have built takes dedication, time and working and thinking together. In Uganda we have managed to connect farmers, volunteers, traders, cooks, journalists, local leader, consumers, schools and so on to defend our agri-biodiversity, culinary traditions and values. A sustainable food chain necessarily involves many stakeholders and to defend it we must stay connected and continue building the Slow Food and Terra Madre network.”

Nous sommes réunis aujourd’hui telle une grande famille pour célébrer ce que nous avons initié il y a 20 ans. Ce que nous avons construit requiert du dévouement, du temps et aussi de travailler et de réfléchir ensemble. En Uganda, nous avons réussi à mettre en réseau des fermiers, des bénévoles, des commerçants, des chefs, des journalistes, des responsables politiques locaux, des consommateurs, des écoles, etc, pour défendre notre agro-biodiversité, nos traditions culinaires et nos valeurs. Une chaîne alimentaire durable implique nécessairement l’intervention de nombreuses parties prenantes. Pour soutenir cette chaîne alimentaire durable, nous devons rester connectés et continuer de construire le réseau de Slow Food et de Terra Madre.

Traduction et adaptation : Agnès Poujol-Hardy, tous droits réservés.

Découvrez les autres mots-clés de Terra-madre 2012 :

Dans notre prochain post, il sera question de la TERRE.

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Terra Madre 2012, troisième mot-clé : l’EDUCATION !

Alice Waters, chef (*), Vice-Présidente de Slow Food International , partage sa vision du mot EDUCATION, le troisième mot-clé de Terra Madre 2012.

Alice Waters (à droite) - Photo Copyright Eventolive

“Pleasure and justice must go hand in hand. The power of Slow Food is connecting the two. Pleasure and taste bring people together, bring people back to the table, establishing a new relationship with food and each other. In schools we can reach all children, and if we feed all children delicious wholesome sustainable food it can become a right for all and not just a privilege. We know the unrelenting forces of fast food nation are indoctrinating our children, and that’s why we need the universal and very possible solution of an edible education.”

Le plaisir et l’égalité doivent aller de pair. Slow Food parvient à réunir les deux. Le plaisir et le goût rassemblent les gens, les ramènent à table, établissant ainsi une nouvelle relation à la nourriture et également entre eux. On peut arriver à toucher tous les enfants scolarisés et si nous servons à chaque enfant une nourriture délicieuse, saine et durable, celle-ci peut devenir un droit pour tous et pas seulement le privilège de  certains. Nous savons que les forces implacables à l’œuvre au pays du fast food endoctrinent nos enfants. C’est pourquoi l’éducation à la nourriture est la solution universelle, et que nous pouvons tout-à-fait mettre en œuvre, dont nous avons besoin.

Traduction et adaptation : Agnès Poujol-Hardy, tous droits réservés.

Découvrez les autres mots-clés de Terra-madre 2012 :

Dans notre prochain post, il sera question de RESEAU.

(*) Restaurant Chez Panisse à Berkeley, Californie (USA)

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Terra Madre 2012, deuxième mot-clé : les SEMENCES !

Vandana Shiva, Fondatrice et Présidente de Navdanya (*), Vice-Présidente de Slow Food International, partage sa vision du mot SEMENCES, le deuxième mot-clé de Terra Madre 2012.

Photo Copyright Eventolive

“Life renews in seeds. Food begins with seeds. In India the word for seeds means ‘that from which life arises’. Today, the very source of life, is being appropriated and privatized. Seed by its very nature gives. This apple seed doesn’t say on it give me a royalty or I won’t give you the apple. Seed gives back and that’s a problem for greed. A seed is not invented; it is millions of years of evolution, thousands of years of breeding. Every patent on a seed is a theft, it is biopiracy.” 

C’est dans les semences que la vie se renouvelle. La nourriture naît des semences. En Inde, le mot que nous utilisons pour désigner les semences signifie « ce dont la vie émerge ». Aujourd’hui, on s’approprie et on privatise la source même de la vie. La nature intrinsèque d’une graine est de donner. Sur un pépin de pomme, il n’est pas écrit « Payez-moi des royalties ou je ne vous donne pas de pomme ! » Les semences sont une offrande et c’est un problème pour ceux qui les convoitent. Une graine n’est pas inventée. Elle est le résultat de millions d’années d’évolution, de milliers d’années de culture. Tout brevet sur les semences est un vol, c’est le piratage du vivant.

Traduction et adaptation : Agnès Poujol-Hardy, tous droits réservés.

Découvrez le premier mot-clé de Terra-madre 2012 : la DIVERSITE.

Dans notre prochain post, il sera question d’EDUCATION.

(*) Navdanya est une ONG qui rassemble des agriculteurs biologiques engagés dans la conservation des semences traditionnelles. Ce réseau est présent dans 16 états indiens.

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