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Comme un goût d’absolu…

Un écrin dans un écrin…

Début du mois de juillet, après de longs mois de travail sans trêve, je prends quelques jours de repos pour me ressourcer. Direction le Cantal en Auvergne. Lorsque je quitte l’autoroute au sud d’Issoire en ce début d’après-midi, le thermomètre frôle les 40 degrés.

Quelques dizaines de kilomètres plus loin, plus de réseau. Je poursuis mon trajet « à l’ancienne », à l’aide de mon intuition et de rares panneaux. La route dessine un joli ruban entre collines et pins sylvestres. Je reconnais les fleurs roses hautes sur tige que l’on trouve en montagne à cette altitude. Déjà, j’ai ralenti mon allure, je veux goûter les instants qui me séparent de mon arrivée au Lac du Pêcher, classé Espace Naturel Sensible au coeur du Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne, autant dire un écrin dans un écrin…

Et justement, le voici, au détour d’un virage. Il m’apparaît dans toute sa beauté. Sa surface est plissée par un fort vent chaud. L’eau m’appelle. Je m’arrête donc un moment pour admirer cette étendue d’eau posée au milieu d’un vaste espace de collines et de pins avec pour horizon les monts du Cantal. Au loin, j’entends les cloches de vaches qui paissent à leur rythme indolent. De l’autre côté de la rive, je découvre l’écolodge «Instants d’Absolu » aux allures de refuge de montagne.

Lumineuse et chaleureuse, Laurence Costa m’accueille. Laurence entre en contact avec une joyeuse facilité. Après seulement quelques minutes, j’ai l’impression de la connaître depuis toujours. Qui sait ?!

Un peu plus tard, je rencontre Daniel Siegel qui s’y connaît aussi pour qu’on se sente aux petits oignons… Mieux que les petits oignons, il y a les petits oignons confits ! Voilà comment on se sent chez Daniel et Laurence, choyé, dorloté, chouchouté.

L’endroit est une très vieille ferme magnifiquement restaurée ; la décoration suggère subtilement l’esprit des lodges africains. Le calme y est absolu, de jour comme de nuit, rien ne vient troubler l’infinie tranquillité du lieu.

Le lieu, justement, parlons-en. Il m’apparaît comme « chargé » d’une énergie particulière. A quoi cela tient-il ? Mystère… Je pourrais évoquer le lac qui fut une étape sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Je pourrais évoquer la forêt de la Pinatelle aux multiples visages, fraîche et silencieuse au petit matin avec son parterre de mousse, bruissante de la vie qu’elle abrite en fin d’après-midi : insectes et grenouilles offrent un concert étonnant. Je pourrais aussi vous parler de la biche que je croisai lors d’une promenade solitaire… ou encore des papillons et des libellules qui dansent au bord des chemins et de la voie lactée qui traverse le ciel nocturne comme un délicat foulard de soie…

Tout cela dit un peu de l’endroit et en même temps, il ne m’a pas livré tous ses mystères, histoire que j’y revienne un jour sûrement…

…Et une cuisine complètement « slow food »

En cuisine, Sébastien et Caroline travaillent les produits du cru. Les herbes et fleurs du pourtour du lac sont présents partout dans leur cuisine qui se révèle jour après jour inventive, savoureuse, légère et tellement vivante !

Pour reconnaître une cuisine qui vaut vraiment le détour, je me fie à la mémoire de mes sens. Elle se trompe rarement. Faites l’essai vous-même, fermez les yeux et voyez quels souvenirs de cuisine vous reviennent. Etonnant, n’est-ce pas ?

De ce séjour, je garderai le souvenir de surprenants falafels à la lentille blonde de Saint-Flour (Sentinelle du Goût Slow Food) et de la purée de pois chiches qui l’accompagnait, d’une soupe froide au concombre et aux herbes incroyablement gourmande, d’un gazpacho de tomates et fraises au basilic qui renversa mes papilles, d’un artichaut à se damner avec sa robe d’écailles croustillantes et son cœur fondant aux épinards et au fromage, d’un biscuit à la pistache et sa crème glacée aux amandes, d’un duo de crèmes brûlées, l’une au safran, l’autre à l’essence de pin sylvestre…  Oh la la…

Voilà, je vous recommande donc chaleureusement cet endroit pour toutes les raisons évoquées ci-dessus et bien d’autres encore que vous découvrirez en faisant vous-même le voyage…

Je vous souhaite un bel et bon été !

Agnès Poujol Hardy

Ecolodge et Restaurant « Instants d’Absolu » à Chavagnac (15300) – Laurence Costa et Daniel Siegel

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2 commentaires
  1. laforet claude
    23 juillet 2015 à 12h25

    Bonjour, en lisant votre ‘ reportage’ sur l’Ecolodge – Instant d’Absolu- on est plus que tenté à boucler ses valises , pour aller savourer les mets délicieux décrits , ‘ déguster’ le silence ,découvrir les sentiers mystérieux de cette belle région d’Auvergne . Je ne manquerais pas de faire connaître à mes amis .

  2. Agnès
    23 juillet 2015 à 12h33

    Merci pour ce partage Claude et très belle journée à vous !

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