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3ème et dernier rdv Vendanges 2010 avec Yannick Sabaté du Château Fontbaude (Bordeaux, Côtes de Castillon) en conversion biologique depuis 2009

Yannick Sabaté

Propos recueillis le 11 octobre 2010 par Agnès Poujol-Hardy

Yannick, où en êtes-vous de vos vendanges ?

Nous avons fini le Merlot et le Cabernet. Les vendanges sont effectuées à la main au début sur les plantes les plus jeunes (de 3 à 4 ans). Ca nous permet de réunir nos amis. On est souvent une quinzaine dans les vignes et le double à table ! L’ambiance est à la rigolade ! On se régale d’entrecôtes à la bordelaise !

Comment se présente la récolte 2010 ?

Plutôt bien, les raisins sont très beaux et très mûrs cette année.  On devrait être sur une teneur de 14° d’alcool en moyenne. Dès le 2ème jour, la couleur du jus est un bon indicateur. Les vins devraient être riches et noirs. Comme les tanins  sont  mûrs, ils ne sont pas agressifs. Nous devrions obtenir des vins également ronds et souples.

Comment déterminez-vous le moment optimal pour la récolte ?

Comme il n’y a pas eu de pluie sérieuse depuis fin juin, la maturité technologique du raisin caractérisée par le rapport sucres/acidité de la pulpe est atteinte relativement rapidement. Mais pour le raisin rouge, c’est la maturité phénolique qui nous intéresse. Nous la mesurons grâce aux composés phénoliques contenus dans les pellicules en particulier. C’est cette maturité qui va conditionner notamment le taux d’alcool du vin.

Yannick, votre domaine est en conversion biologique depuis 2009.  Pensez-vous percevoir déjà des différences au niveau de votre vin ?

Non, pas encore, il est trop tôt pour percevoir des changements.

Quel rendement attendez-vous pour cette année ?

42 à 45 hectolitres/hectare, ce qui est insuffisant. Economiquement, nous avons besoin d’être à 53-54 hectolitres/hectare. Nous avons eu à subir un problème de floraison lié au phénomène de « millerandage » : les fleurs ont été fécondées mais une partie a avorté en raison d’extrêmes variations de températures en juin ; nous avons connu des journées à 30-35° C suivies de nuits très fraîches.

En raison de pluies importantes avant l’été, nous avons eu aussi à subir le phénomène de « coulure » qui entraîne l’absence de fécondation purement et simplement.

Au total, c’est un tiers de la récolte qui a été sacrifié.

Yannick, vous avez fait le choix de vendanges mécaniques, pourquoi ?

Pour vendanger un hectare à la main, il faut une vingtaine de vendangeurs pendant une journée. Avec une machine, il nous faut 1h30. C’est un investissement important que nous amortissons en allant également vendanger chez nos voisins. Cela nous permet de vendanger à parfaite maturité et en cas de difficulté climatique soudaine, on peut sauver une récolte !

Merci Yannick, nous vous souhaitons un superbe millésime 2010 !

Retrouvez le Château Fontbaude  et notre coup de coeur sur le Goût est dans le pré !

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