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En 2011, poursuivons ensemble notre action pour la sauvegarde de la biodiversité !

Et si, avant de s’engouffrer dans l’année 2011, on prenait le temps de se retourner sur l’année 2010 et de regarder ce qui nous a marqué ?

Personnellement, je ne pourrai jamais oublier 2010 qui a vu naître le Goût est dans le pré et qui fut l’année internationale de la biodiversité ! Ca, je ne l’ai pas fait exprès mais avouez que c’est bien tombé !! Il doit y avoir une bonne fée qui veille quelque part…

2010 aura été une année intense en émotions : de belles rencontres avec les producteurs du Goût est dans le pré et des amitiés qui naissent ou qui se consolident, des dégustations de produits magnifiques qui procurent un intense plaisir, le lancement du site bien sûr et de nombreux messages de soutien à cette occasion, des encouragements, des félicitations et aussi des partenariats de cœur !  Et au bout le sentiment galvanisant d’être sur le bon chemin !

Au terme de 2010, c’est donc un grand merci que j’ai envie de formuler à tous ceux qui ont soutenu le Goût est dans le pré, de près ou de loin, à vous tous qui avez contribué à défendre la cause de la biodiversité par vos achats sur le site,  et à vous mes amis qui avez donné un coup de pouce à cette belle aventure par votre action aussi discrète qu’efficace : merci en particulier à Jean-Christophe, Sandy, Olivier, Sylvain, … Vous vous reconnaîtrez !

Je souhaite aussi saluer Jean-Paul Jaud dont le film « Severn, la voix de nos enfants » nous laisse comme un point de repère pour l’année qui vient de s’achever !

Si vous ne l’avez pas encore vu, courez-y ! Voici un film sensible à la photographie magnifique dont on ressort  gonflé à bloc, plein d’énergie pour continuer notre action en faveur du respect de la Terre et des hommes qui la travaillent comme de ceux qui consomment ce qu’elle produit !

Ce film nous interpelle et pose cette question essentielle : allons-nous, encore longtemps, faire comme si de rien n’était, fermer les yeux sur les ravages de l’agriculture intensive conventionnelle qui épuise nos sols et nous rend malades ? Ou allons-nous enfin prendre le problème à bras le corps et modifier nos comportements ?

Jean-Paul Jaud  ne donne pas de leçon de morale, il prend le parti de nous montrer des actions positives menées en faveur de la biodiversité. Il s’est rendu au Japon et au Canada mais aussi en France, en Charente et en Provence.

Serions-nous à l’aube d’un véritable bouleversement ? D’une inversion de tendance ?

C’est l’idée qui s’impose de plus en plus à moi après avoir vu « Severn, la voix de nos enfants ».

Il y a cette scène d’intense jubilation dans le film où l’agriculteur japonais Takao Furuno, à la veille de récolter son riz produit en agriculture biologique, réunit sa petite équipe : méthodiquement, il compare sa production à celle de son voisin également producteur de riz mais en agriculture conventionnelle, lui. Takano compte, patiemment, et le résultat est plus qu’éloquent :  un épi de son riz compte plus de 160 grains là où celui de son voisin en compte tout juste une centaine ! 60 % de productivité en plus !

Takao Furuno - Copyright Béatrice Camurat Jaud / J+B Séquences

Au passage, Jean-Paul Jaud montre comment Takano utilise des canards (sic !) dans ses rizières qui mangent les mauvaises herbes et dont les déjections constituent un engrais naturel. En fin de saison, Takano revend ses canards un bon prix. Après la récolte, il cultive tomates, aubergines et autres plantes maraîchères sur un sol encore bien vivant qui, ayant échappé aux pesticides et aux engrais, échappe aussi à l’épuisement… un cercle vertueux en somme ! Dans le champ d’à côté, l’agriculteur conventionnel semble bien à plaindre !

Plus proche de nous, le film met en lumière l’expérience d’agriculteurs bio en Charente et, de mon point de vue, il met surtout en lumière les relations qui s’instaurent entre eux et des agriculteurs conventionnels venus observer leurs méthodes.

Dans les années 50, on assistait au mouvement inverse : les tenants d’une agriculture ancestrale paysanne venaient prendre des leçons auprès des tenants d’une agriculture importée des Etats-Unis qu’on dit aujourd’hui « conventionnelle », grande consommatrice d’engrais et autres pesticides chimiques, ceux-là même qui ont rendu gravement malades Yannick ou Jean-François qui témoignent tous deux dans le film.

Alors, oui, souhaitons que les agriculteurs et éleveurs comme ceux que défend le Goût est dans le pré ou comme Nicolas Wisser ou Benoît Biteau interviewés dans le film de Jean-Paul Jaud deviennent légion ! Et souhaitons aussi que tous les acteurs de la société civile s’interrogent sur leur rôle, à commencer par nous tous, consommateurs !

« Manger est un acte agricole » (Wendell Berry)

Une phrase lourde de sens lorsqu’on y réfléchit : nos choix de consommateurs ne sont pas neutres. Lorsque nous choisissons d’acheter nos fruits et nos légumes au petit agriculteur bio à côté de chez nous ou à celui qui vient à notre rencontre sur un marché, nous l’encourageons à poursuivre dans la voie d’une agriculture qui respecte notre planète et qui nous respecte, nous et nos enfants.

Copyright Béatrice Camurat Jaud / J+B Séquences

Pour 2011, je forme le vœu que nous poursuivions, ensemble, notre action pour la sauvegarde de la biodiversité ; que ce que je perçois comme une inversion de tendance mise en lumière par Jean-Paul Jaud s’amplifie, qu’elle devienne une véritable lame de fond, pour qu’enfin la voix de nos enfants soit entendue !

Bonne et heureuse année 2011 à chacun d’entre vous !

Agnès Poujol-Hardy

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